Guide : devenir avocat aux États-Unis

Un parcours type pour comprendre les étapes clés après des études de droit en France.

Guide

De juriste français à avocat aux États-Unis : le parcours type

Une vue d’ensemble claire, pensée pour être comprise en 2 minutes. Les étapes sont interactives : clique pour dérouler le détail.

Définir l’État ciblé (New York, California, etc.) et vérifier l’éligibilité avec un cursus français + LL.M.
Identifier si un LL.M « bar-eligible » est nécessaire et quelles matières/crédits sont exigés.
Évaluer le budget total (tuition, assurance, visa, logement).
Ce bloc est informatif : les règles varient selon l’État et évoluent.
Comparer : places réservées, réduction de tuition, frais fixes, bourses potentielles.
Vérifier les conditions : niveau requis, tests de langue, dates limites, processus (sélection interne / LSAC).
Prioriser les programmes pertinents pour l’objectif (bar track, transnational practice, etc.).
Préparer dossier : relevés, CV, lettres, personal statement, tests (TOEFL/IELTS/… selon l’école).
Si LSAC est requis : anticiper le délai de traitement des documents.
Respecter les deadlines (souvent tôt : décembre–février).
Choisir les matières compatibles avec les exigences de l’État (si bar visé).
Gérer l’administratif : assurance, visa, inscription, coûts annexes.
Conserver des preuves : syllabus, crédits, attestations (utile pour la suite).
Vérifier les prérequis précis (crédits, cours obligatoires, timing).
Préparer l’examen : bar prep, calendrier, budget, logistique.
Déposer la demande d’éligibilité selon les règles de l’État visé.
FAQ — Corentin Saint-Girons

Questions fréquentes sur mon parcours, le LL.M. et le New York Bar

Cette FAQ répond aux questions que l’on me pose le plus souvent sur mon parcours, les LL.M. américains, le coût, la sélection et le barreau de New York.

Mon parcours en bref

Licence de droit à Nancy, Erasmus en Suède en L3, M1 Droit des affaires à Nancy, puis M2 Droit des affaires internationales à Paris Dauphine avec un Erasmus à Tilburg.

J’ai ensuite effectué un LL.M. à Case Western Reserve University grâce à un partenariat avec Dauphine, puis passé le barreau de New York.

Aujourd’hui, je suis avocat à New York et ce site a été créé pour rendre ce parcours plus lisible pour les étudiants en droit français.

FAQ

J’ai fait une licence de droit à Nancy, un Erasmus en Suède en L3, un M1 Droit des affaires à Nancy, puis un M2 Droit des affaires internationales à Paris Dauphine avec un Erasmus à Tilburg aux Pays-Bas. J’ai ensuite effectué un LL.M. à Case Western Reserve University grâce à un partenariat avec Dauphine. Après cela, j’ai passé le barreau de New York, que j’ai réussi à la deuxième tentative, et je suis aujourd’hui avocat à New York.
Pour un juriste français, le LL.M. doit en général s’ajouter à une formation juridique complète dans le pays d’origine. En pratique, la plupart des candidats français ont au minimum un M1, et souvent un M2, avant le LL.M. Il faut toujours vérifier son éligibilité directement auprès du New York Board of Law Examiners.
Le JD est la voie la plus solide pour faire carrière aux États-Unis, car c’est le diplôme américain classique. Le LL.M. est plus court et moins coûteux. Si l’objectif est la Big Law américaine, le JD est souvent préférable. Si l’objectif est d’obtenir rapidement le barreau de New York à un coût plus raisonnable, le LL.M. est une excellente option.
Cela dépend énormément des universités. Les notes comptent, mais aussi la motivation, la cohérence du projet, les expériences internationales, le niveau d’anglais et le dossier global. Si l’on est prêt à payer le plein tarif, beaucoup de LL.M. sont plus accessibles qu’on ne l’imagine.
La meilleure solution est souvent de passer par un partenariat entre une université française et une université américaine. Il existe aussi des bourses universitaires, des aides externes comme Fulbright et parfois des exonérations partielles ou totales des frais d’inscription.
Oui, c’est probablement l’une des parties les plus difficiles du parcours. Il faut énormément networker, participer à des événements, parler à beaucoup de personnes, utiliser LinkedIn et saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent. Les questions de visa ajoutent également une difficulté supplémentaire.
C’est très compliqué, surtout en licence ou en début de cursus. Les cabinets américains recrutent principalement des étudiants formés en droit américain, ou des profils très ciblés déjà avancés dans leur projet américain.
Si l’objectif principal est New York, il est souvent plus simple de faire M2, LL.M., barreau de New York puis éventuellement l’examen de l’article 100 pour exercer en France. Cela évite les difficultés d’articulation entre le CRFPA, l’école d’avocats, le LL.M. et le barreau américain.
C’est possible dans certains cas, notamment pour certains JD. En revanche, pour viser le barreau de New York via un LL.M., il est généralement préférable d’avoir une formation juridique complète en France, donc au moins un M1 et souvent un M2.
Le plus important est de choisir un bon master cohérent avec son projet et, si possible, un master qui dispose de partenariats LL.M. avec des universités américaines. La cohérence du parcours compte davantage que le seul nom du master.
La sélection a généralement lieu pendant le M2, ou avant l’obtention du diplôme. L’université française désigne ensuite les étudiants retenus auprès de l’université américaine partenaire. Même si le diplôme français est terminé au moment du départ, le bénéfice du partenariat a été acquis pendant la scolarité.
Cela dépend beaucoup des universités et du partenariat concerné. Certaines universités françaises organisent une présélection interne puis transmettent les candidatures retenues à l’université américaine. D’autres demandent une candidature directe auprès de l’université partenaire, parfois via LSAC. Les critères portent souvent sur les notes, le niveau d’anglais, la motivation, la cohérence du projet, les expériences internationales et parfois un entretien.
Il existe principalement trois voies : les partenariats entre universités françaises et américaines, les candidatures directes auprès des universités américaines, et, pour certaines écoles, la plateforme LSAC qui centralise une partie du dossier. Chaque voie a ses avantages en coût, sélectivité et démarches administratives.
Il faut un bon niveau d’anglais, mais pas nécessairement être bilingue. Les universités demandent généralement un score TOEFL ou IELTS. Beaucoup d’étudiants français arrivent avec un bon niveau académique sans être parfaitement bilingues et progressent très vite sur place.
Oui, c’est un vrai examen exigeant. Le LL.M. lui-même est souvent plus accessible que le bar exam, qui demande plusieurs mois de préparation intensive. Cela dit, malgré sa réputation, le barreau de New York est souvent perçu par les candidats français comme plus lisible que le barreau de Paris : deux sessions par an, pas d’oral, pas d’école d’avocats d’un an et demi après l’examen.
Idéalement, il faut commencer à s’y intéresser entre 8 et 12 mois avant le départ. Cela laisse le temps de préparer les tests d’anglais, les lettres de recommandation, les dossiers, les bourses et les éventuels partenariats.
Non. Contrairement à la France, il n’existe pas d’équivalent de l’école d’avocats. Une fois l’examen réussi et les autres conditions remplies — MPRE, Character and Fitness, serment — on peut être admis au barreau.
Pas automatiquement. Chaque État a ses propres règles. Certains permettent de transférer le score UBE, d’autres imposent un nouvel examen ou des conditions complémentaires. Il faut vérifier État par État.
Oui. Un avocat inscrit à New York peut passer l’examen prévu par l’article 100 pour accéder au barreau français. Ce n’est pas une équivalence automatique, mais une passerelle spécifique réservée aux avocats étrangers.
Oui, mais rien n’est jamais garanti. Obtenir un emploi ne suffit pas : il faut aussi une solution de visa adaptée. Les questions d’immigration sont souvent l’un des principaux défis du projet américain.
Le parcours se déroule en plusieurs étapes. Il faut d’abord vérifier son éligibilité auprès du New York Board of Law Examiners. Pour les juristes français, cela passe souvent par un LL.M. américain répondant à certaines exigences académiques. Ensuite vient la préparation de l’examen, souvent entre 2 et 4 mois à temps plein avec des organismes comme Barbri ou Themis, auxquels beaucoup ajoutent Adaptibar pour le MBE. L’examen dure deux jours : le premier pour les essays (MEE) et les exercices pratiques (MPT), le second pour le MBE, un QCM de 200 questions. Après la réussite, il faut aussi valider le MPRE, suivre le NYLC, réussir le NYLE, puis déposer le dossier de Character and Fitness avant de prêter serment et d’être officiellement admis au barreau.